Embarquer 80 collaborateurs autour de l’IA en 2 jours : comment on s’y prend ?

Les 19 et 20 mars 2026, l’ENE a accompagné un réseau de chambres consulaires dans son séminaire interne de deux jours consacrés à l’intelligence artificielle. 80 managers ont été formés, ont mis en pratique et ont projeté des cas d’usage IA concrets pour leur organisation.
L’occasion pour nous de vous en dire plus sur la méthode que nous avons élaboré, nos choix pédagogiques et ce qu’on en retient. Bienvenue dans les coulisses d’un séminaire sur-mesure !

Un besoin clair : passer de la curiosité à la pratique

Quand ce réseau de chambres consulaires nous a sollicités fin 2025, le constat était simple : l’IA générative était dans toutes les conversations, mais personne dans les équipes ne l’utilisait de façon structurée. Le besoin n’était pas une conférence de plus, mais un temps collectif pour comprendre, tester et se projeter.

Le cahier des charges tenait en trois points :

Ce n’était pas notre première intervention sur ce format. En juin 2024, un séminaire similaire avait été organisé pour un autre réseau régional de chambres consulaires, avec 63 participants sur deux jours. Le retour avait été suffisamment positif pour que d’autres régions veuillent reproduire l’approche, en l’adaptant bien sûr à leur contexte.

Le séminaire de juin 2024

Le format : deux journées, deux logiques complémentaires

La structure du séminaire repose sur une articulation testée et affinée entre les deux éditions : une première journée centrée sur la montée en compétences, une seconde sur la projection opérationnelle.

Jour 1 > Comprendre et pratiquer

La matinée a démarré par une conférence interactive de deux heures.
Objectif : poser les bases du fonctionnement de l’IA générative, ses capacités réelles, ses limites et ses risques. Le format mêlait apports pédagogiques et quiz en direct (via AhaSlides), pour impliquer les participants dès le départ et mesurer le niveau du groupe.

L’après-midi, les 80 participants ont été répartis en groupes de 5 pour quatre ateliers en rotation, chacun animé par un conseiller ENE :

Chaque atelier durait 50 minutes.
Les groupes tournaient entre les quatre thématiques, ce qui permettait à chaque participant de s’essayer à tous les usages en une demi-journée.

Jour 2 > Se projeter et structurer des projets

Changement d’approche pour la seconde journée. Après une conférence sur les usages numériques et l’IA dans l’agriculture, les participants sont passés en mode idéation.

Un directeur et une assistante se retrouvent dans le même groupe à réfléchir ensemble.
Ça crée du dialogue et ça évite les silos.

Le format, éprouvé lors d’autres interventions, suit trois temps :

  1. Se projeter : chaque participant rédige individuellement des fiches idées, sans filtre de faisabilité. L’objectif est de faire émerger le maximum de pistes : 215 fiches produites !
  2. Prioriser : les fiches circulent entre les groupes, chacun vote, les idées les plus porteuses remontent.
  3. Approfondir : les idées retenues sont développées sur des fiches projet (objectifs, ressources, critères de réussite, conduite du changement) puis pitchées devant l’ensemble du groupe. 15 projets détaillés et priorisés.

Laurent Joyet, directeur de la Chambre d’Agriculture Auvergne-Rhône-Alpes, était présent et a pu témoigner de ce que le séminaire de 2024 avait produit dans son organisation :

L’ensemble des agents des chambres AURA sont en cours de formation à l’intelligence artificielle.

Le projet REVA, né directement de la phase d’idéation est aujourd’hui en cours de déploiement.

Notre approche en matière de choix pédagogiques

Après deux éditions sur ce type de format, quelques principes se confirment.

🎯 Une approche par usage, pas par métier

Les ateliers sont organisés autour de ce qu’on fait avec l’IA (rechercher, produire, analyser, réfléchir), pas autour de qui on est.

💻 La pratique avant tout

Les participants viennent avec leur PC et utilisent directement les outils (Copilot, ChatGPT, Perplexity). Les supports sont des fiches mémo imprimées avec des exercices cadrés : pas de slides projetés pendant les ateliers. L’animateur guide, corrige, relance.

🛠️ Des exercices contraints, on ne fait pas « joujou » avec l’IA

Chaque exercice produit un résultat analysable : une recherche sourcée, un tableau de données nettoyé, une fiche de poste structurée. Les participants ne découvrent pas juste l’outil, ils évaluent ce qu’il produit.

💡 L’idéation ne se limite pas à l’IA

Le deuxième jour, les projets qui émergent ne sont pas forcément des projets nécessitant l’usage de l’IA (par exemple, gestion de données, automatisation, etc.) Qu’importe le besoin numérique identifié, on ne le bride pas. L’objectif est de déclencher une dynamique, pas de forcer un agenda technologique.

L’équipe mobilisée

L’animation de ce type de séminaire nécessite une équipe conséquente. Six conseillers ENE étaient mobilisés sur les deux jours :

Le mot de la fin : ce qui fait la réussite du format

Ce format de séminaire de deux jours « acculturation + projection » fonctionne.
Il a fait ses preuves sur deux régions, avec des publics de 60 à 80 personnes, et il produit des résultats tangibles : des collaborateurs qui repartent en sachant utiliser les outils, et des projets identifiés qui peuvent être lancés dès le lundi suivant.

Cette démarche vous intéresse ?

Voici nos conseils :

Pourquoi c’est important : Pour favoriser une résonance immédiate avec le quotidien des participants. En manipulant des outils sur des cas d’usage qui leur sont familiers, l’appropriation devient naturelle et la barrière de l’abstraction disparaît.

Pourquoi c’est important : Pour assurer un accompagnement de qualité. Une présence humaine forte permet de maintenir le rythme, de lever les points de blocage et d’éviter qu’un participant ne décroche face à une difficulté technique.

Pourquoi c’est important : Pour maintenir l’unité de groupe et l’élan créatif. Les déplacements longs ou les sorties du lieu cassent la dynamique. La circulation libre favorise les échanges informels, souvent là où naissent les meilleures idées.

Pourquoi c’est important : Pour éviter l’effet « soufflé qui retombe ». Sans un cadre précis pour accompagner les projets dès la semaine suivante, l’énergie du séminaire est absorbée par les urgences du quotidien et les idées restent au stade de post-it.

L’ENE accompagne les organisations publiques et privées dans leur montée en compétences sur l’IA.

Chaque équipe est unique, et son approche de l’IA doit l’être aussi.

Parce que l’intelligence artificielle n’est pas qu’une question d’outils, mais de culture d’entreprise, nous coconstruisons avec vous des parcours qui font sens pour vos collaborateurs.
Vous souhaitez transformer vos ambitions en stratégie concrète ? Contactez Marion Cretenet pour concevoir un séminaire sur-mesure, parfaitement aligné avec vos enjeux de demain.

Marion Cretenet

Responsable Développement
Tél : 04 78 15 00 81